Seneweb.com Accueil |   Gerer ce blog   

ET SI WADE S’ETAIT RÉTRACTÉ

Posté par: Youssou GNINGUE| Dimanche 08 janvier, 2017 16:01  | Consulté 400 fois  |  1 Réactions  |   

Si le Président Wade s’était rétracté, le 27 mai 2012, deux jours après avoir félicité son opposant victorieux, les rares sénégalais qui aujourd’hui défendent d’une certaine manière Yahya auraient été les premiers à le combattre farouchement.  Certains me diraient que l’hypothèse est fausse car Wade ne s’est pas rétracté. D’ailleurs Pr Wade est un vrai démocrate et ne peut pas être confondu avec Yahya.

Ceci n’est qu’une hypothèse, dans ce cas, considérons la dans le futur. Et si  Pr Macky se rétractait en 2019 …Certains rétorqueraient que le Pr Macky  va gagner les élections. D’autres me diront que Macky est plus réfléchi et conseillé que Jammeh. Macky réfléchirait suffisamment avant de féliciter son adversaire. En conséquence, dans tous les cas, il ne pourrait pas se rétracter.

Ceci n’est qu’une hypothèse pour qu’en tant que sénégalais, nous puissions élaborer des solutions et prendre des positions dans la crise gambienne.

Ce que nous ne voulons pas pour nous, nous ne devons pas le vouloir pour les autres

L’objectif premier est de faire partir Jammeh. Dans n’importe quelle compétition, on ne peut pas reconnaitre une défaite pour ensuite la contester. C’est comme si, après avoir vu son entraineur jeter une serviette blanche, un boxeur réclame une reprise du combat. Dans ce cas, l’absurdité est plus évidente car c’est le boxeur lui-même, Yahya, qui a ordonné le jet de la serviette.

L’ex président Jammeh doit partir par tous les moyens et il doit le comprendre. Cette position ne représente pas une position de guerre mais celle de vérité. Ceci doit être opéré de manière stratégique.

La première stratégie est la solution diplomatique.

Cette stratégie initiée par la démarche des membres de la CEDEAO. Elle semble pour l’instant être dans l’impasse. Elle doit se poursuivre, au moins, jusqu’à la fin du mois de janvier.

La deuxième stratégie est la solution financière.

Cette stratégie vise directement les finances personnelles de Jammeh. Ses comptes bancaires doivent être gelés et ses biens personnels confisqués. Cette démarche stratégique doit être rigoureusement  appliquée et initiée par la communauté internationale tout juste après le 18 janvier 2016 correspondant à la fin officielle de son mandat. Ceci pourrait l’amener à comprendre et à accepter la fin de son règne. En effet, cette démarche risque de lui priver de ses avoirs et de couper les vivres à ce qu’il a de plus cher hors de son pays. Elle doit être conjuguée avec la première stratégie jusqu’à la fin de janvier. Cette dernière constituant une porte de sortie pour Yahya.

La troisième stratégie est la solution économique.

Cette troisième stratégie vise directement l’économie gambienne et pourrait être initiée en début de février. Cette démarche stratégique, initiée par la communauté internationale, doit être conjuguée avec les deux premières stratégies. Elle est le prix à payer par la population gambienne et ne devrait pas durer.

La quatrième stratégie est la solution de force.

Cette quatrième stratégie vise directement l’ex président Jammeh et son entourage. Elle  consiste à faire intervenir la force pour faire partir Yahya. L’intervention doit être chirurgicale. Le mode doit être défini de manière stratégique. Elle peut venir de l’extérieur comme de l’intérieur mais elle doit être ciblée. L’utilisation de moyens technologiques pourrait être un atout de taille dans cette ultime opération.

Pour faire partir Yahya  la communauté internationale doit montrer toute sa détermination. Une quelconque faiblesse, comme celle notée dans la dernière résolution des membres de la CEDEAO, risquerait de conforter Jammeh dans sa position.

La guerre n’est pas listée dans aucune de ces stratégies qui devraient faire partir Yahya. En effet, la guerre signifie une opposition de nations. Dans ce cas, il s’agit de Yahya contre la population gambienne appuyée par l’internationale. Il ne s’agit pas de guerre mais de faire partir Yahya.

L’ex président Yahya doit comprendre que le Coran n’est pas un livre de poche. On ne peut pas continuellement le tenir dans sa main droite et continuer à vivre dans le crime et le mensonge.

La pure vérité ne peut pas flirter avec le moindre mensonge                                                 

Dr Youssou GNINGUE, Chair of Math & CS Dep., Laurentian University, Canada.

 L'auteur  Youssou GNINGUE
Une faute d'orthographe, une erreur á signaler ? Une précision á apporter ? Ecrivez moi avec votre info ou votre correction et en indiquant l'url du texte.
Commentaires: (1)
 Ajouter mon commentaire    Afficher les commentaires
Aidez-nous à modérer les commentaires en nous signalant les insultes. Merci de votre collaboration.
Youssou Gningue En Janvier, 2017 (12:02 PM) 0 FansN°:1
Les dictateurs finissent toujours de la meme maniere. Ils sont les derniers a se render compte que l'heure a définitivement sonné

Ajouter un commentaire

 
 
Youssou GNINGUE
Blog crée le 19/03/2012 Visité 681052 fois 123 Articles 6758 Commentaires 57 Abonnés

Posts recents
Éclipse ou capture du Soleil par la Lune
BOLT A TRANSGRESSÉ SES PROPRES RÈGLES
Si son excellence nous avait écoutés
LE BONATE DES LEGISLATIVES
ERREUR DE REPARTITION DES DÉPUTÉS DE LA CEDEAO
Commentaires recents
Les plus populaires
Salvy, DG de Dakar Dem Dikk, n’aurait jamais dû exister
Pas d’Amalgame dans l’Affaire Bethio
Aucune Responsabilité Africaine dans la Traite Transatlantique des Noirs
Rebaptiser le Stade LSS par le nom J.F. Bocandé
Pourquoi l’armée n’interviendrait pas ?